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Henri Pescarolo au Mans 1/6 - 1966-1967, la découverte

Dans sa jeunesse, Henri Pescarolo se rêve plutôt aviateur. Une passion qu'il partage avec son père, le docteur William Pescarolo, et un rêve qu'il concrétisera bien plus tard, mais n'anticipons pas...

Même si l'on trouve beaucoup de belles voitures dans le parc de la maison familiale de Montfermeil (Seine Saint-Denis), ce n'est qu'en 1964, lorsque Henri participe à une opération de détection de jeunes talents de Ford, que le sport automobile entre véritablement dans sa vie. Il a 22 ans et abandonne ses études de médecine : "En fait j'ai tout découvert d'un coup. Lors de l'opération Ford Jeunesse, c'est directement en tant que pilote que je me suis rendu pour la première fois sur un circuit, et non comme spectateur. "

L'autre rencontre déterminante survient un an plus tard : un jeune ingénieur répondant au nom de... Jean-Luc Lagardère est chargé par Matra, alors spécialisé dans les satellites et les missiles, de lancer un vaste programme de compétition auto. "J'ai véritablement découvert le sport automobile et son histoire lorsque je suis devenu pilote Matra, poursuit Henri Pescarolo. Jean-Luc Lagardère avait, dès sa première conférence de presse, annoncé qu'il voulait à la fois être Champion du Monde en Formule 1 et remporter les 24 Heures du Mans. Quel que soit le domaine d'activité de Matra, il procédait toujours de la même manière : il recrutait à la fois des personnes d'expérience et des ingénieurs talentueux et pleins d'avenir. Il en a été ainsi lors de la création de l'équipe de course, avec des talents comme Jean-Pierre Beltoise, Eric Offenstadt ou encore Jean-Pierre Jaussaud. On lui a également conseillé de regarder du côté des pilotes issus de l'opération Ford Jeunesse. C'est ainsi qu'il m'a convoqué dans son bureau, en me disant qu'il m'engageait comme pilote à l'essai. Je n'étais donc pas du tout certain de pouvoir piloter, mais à partir de ce moment-là, j'ai tout fait pour mériter le volant d'une voiture chez Matra."

Parallèlement à la monoplace (Formule 3, Formule 2 puis Formule 1), Matra dispute ses premières 24 Heures du Mans en 1966. "Je ne connaissais pas grand-chose du Mans avant d'y courir pour la première fois, avoue volontiers Henri Pescarolo. Avant de prendre le volant pour mes premières 24 Heures, j'étais un peu l'homme à tout faire : je balayais, je faisais les carreaux et un peu de mécanique." Pendant toute l'épopée Matra au Mans, qui durera jusqu'en 1974, l'écurie sera la rampe de lancement de toute une génération de pilotes français : Jean-Pierre Jaussaud, Jean-Pierre Beltoise, Johnny Servoz-Gavin, puis François Cevert, Gérard Larrousse, Patrick Depailler ou encore Jean-Pierre Jarier pendant les années 1970. "La stratégie de Jean-Luc Lagardère en sport automobile, c'était d'engager systématiquement les meilleurs pilotes de manière à ce qu'ils ne puissent pas renforcer une équipe concurrente, raconte Henri Pescarolo. C'est ainsi que, dans l'équipe de Formule 3 puis de Formule 2 en monoplace, nous nous retrouvions à une demi-douzaine de pilotes pour deux ou trois voitures. Mais ce surnombre ne posait aucun problème pour la constitution des équipages en vue des 24 Heures du Mans, avec également les conseils avisés du journaliste Gérard Crombac. C'est ainsi que j'ai disputé mes deux premières 24 Heures du Mans avec Jean-Pierre Jaussaud, qui était mon équipier en Formule 3."

Les deux premières années mancelles de Matra sont difficiles. Aucune des voitures engagées n'atteint l'arrivée ! Pescarolo et Jaussaud renoncent sur un problème moteur en 1966, puis sur un souci de portière refusant de se refermer en 1967. Mais en 1968, Henri Pescarolo a rendez-vous avec la légende... Une histoire à découvrir dans le prochain épisode de notre saga !

Jean-Philippe Doret / ACO
 

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